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Le patrimoine naturel

jeudi 12 janvier 2006, par Geneviève Durand


Un patrimoine naturel remarquable

Le site est classé depuis 1933.

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Le village et la boucle de l’Ariège
Photo Jean Dieuzaide

Le Fort, partie centrale du village, est construit sur un coteau contre lequel vient buter le cours de l’Ariège qu’il domine d’une centaine de mètres.

Du Fort, la vue s’étend sur la plaine de l’Ariège que limitent - à l’est les derniers vallonnements du Lauragais, - à l’ouest, les coteaux qui séparent de la vallée de la Garonne, - au sud se dessine par beau temps la chaîne des Pyrénées du Canigou au-delà du Pic du Midi d’Ossau. Une table d’orientation signale quelques uns des sommets.

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Croix de St Louis et table d’orientation

En bordure de l’Ariège, un ramier communal, large espace boisé, offre ses ombrages et ses plages. Les amateurs de canoë-cayak apprécient le rapide qui barre le cours du fleuve.

Chemin faisant L’Association Caminarem a remis en état d’anciens chemins. Le Sicoval les a répertoriés et balisés. En les parcourant, vous rencontrerez divers sites remarquables :

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Boucle de ND des Bois
Document édité par le SICOVAL

Le chemin botanique parcourt "la roche" (pente au-dessous du village) : il identifie les espèces en français et en occitan. A mi-pente, on trouve une bifurcation : si l’on prend :
- vers la droite, le sentier passe sous la falaise pour rejoindre le hameau des Fraysses : au passage, on verra l’ancien point de départ du bac qui, jusqu’à la construction du pont en 1975, permettait aux Clermontois de franchir l’Ariège.
- vers la gauche, il descend directement vers le lieu dit Rive d’aygue, où vous verrez cette croix de Rogations . Là encore, vous avez le choix entre deux itinéraires :

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Croix des Rogations
Rive d’Aygue

ou bien, vous continuez vers l’Ariège, le ramier communal (parking), la clairière, la cascade et vous pouvez rejoindre Venerque.

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Le rapide de l’Ariège

Ou bien, vous remontez une cinquantaine de mètres pour trouver l’entrée du chemin de Notre-Dame des Bois qui vous fera passer dans le vallon de l’Infernet. Lorsque le sentier croise la D 35, vous irez regarder la stèle érigée en 1956 pour commémorer les fouilles pratiquées cent ans plus tôt par Jean-Baptiste Noulet. Ces fouilles auraient dû avoir une grande importance dans l’histoire des idées parce qu’au moment où Noulet, médecin et naturaliste, est venu observer les ossements et les outils qui apparaissaient lors des travaux de construction de la route, on avait de la peine à croire que des êtres humains aient existé des centaines de milliers d’années avant notre ère. Pour en fournir la preuve, il fallait trouver des vestiges de l’industrie humaine en même temps que des vestiges d’animaux disparus. Noulet vit qu’il tenait la preuve que Boucher de Perthes n’avait pas encore obtenue dans les gisements de la Somme mais il tarda à présenter sa communication à la communauté scientifique. Quand il le fit, Boucher de Perthes l’avait devancé et Noulet n’a pas eu la place qu’il aurait dû avoir dans la genèse de la science préhistorique.

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Stèle de Noulet
Vallon de l’Infernet

Au lieu dit le Bonnetier, l’oratoire de Notre-Dame des Bois. Ce modeste oratoire a été construit en cet endroit en 1951 pour rappeler que, du XIV° siècle jusqu’à la Révolution, il y eut là une chapelle où l’on venait en pèlerinage de tout le voisinage. Selon la légende, un boeuf s’était écarté du troupeau pour venir gratter sous un genévrier. Le bouvier le trouva contemplant une statue que l’on voulut porter à l’église paroissiale. Mais l’attelage qui la transportait refusa d’avancer et l’on décida de construire une chapelle sur les lieux de sa découverte. La chapelle, qui était entretenue au XVI° siècle par un ermite appelé "scobolain", au XVII°, par une petite communauté de religieux, fut détruite à la Révolution. La statue -et deux cloches - sont maintenant dans l’église du village vers laquelle les pèlerinages ont repris au XIX° siècle. Les Clermontois ont gardé la tradition d’un pèlerinage à l’oratoire chaque printemps.

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L’oratoire de ND des Bois

Le sentier balisé vous conduit ensuite au point culminant de la commune (286 m) où se trouve le château d’eau et il vous ramène au village. Au passage, vous pourrez goûter à la Ferme des Cabanes

Vous observerez de loin, au nord-ouest du village, au penchant de la colline qui domine le confluent de l’Ariège et de la Lèze, que le relief présente un arrondi, forme qui manifeste l’action de la main humaine. On l’appelle "le tumulus" car au XIX° siècle, on y a vu une tombe que l’on faisait remonter à des époques lointaines. Les historiens contemporains y voient une "motte castrale" : au XI° siècle, on construisait rarement des châteaux en pierre ; on se contentait d’une levée de terre entourée de palissades derrière lesquelles s’abritaient les défenseurs. Aux alentours, une "basse-cour" était réservée aux domestiques et au bétail. Des poteries du Haut Moyen Age, les pégaux, ont été trouvées aux alentours vers 1860.

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Le tumulus
motte castrale du XIème siècle

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